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STADTRUNDFAHRT #5

those red oysters on my knees

La tรชte pliรฉe en quatre dans la poche de mon anorak
Et quelques cheveux dans la bouche
Le vรฉlo sous les pieds a le mรชme effet qu’une fenรชtre ouverte sur l’autoroute
Les tympans claquent et les yeux fusent
La bouche reste figรฉe et ma poitrine se retrousse
C’est รงa, c’est ici, j’ai envie de continuer
Pรฉdaler sur le goudron bouillant
J’ai l’humeur aqueuse et les larmes aux yeux
Le corps est si humide et les poumons gouttent
il n’est pas l’heure encore de s’essorer.
La chute sens l’air chaud aprรจs un vent d’orage
mais qu’importe
mes genoux s’รฉclatent contre le sol
Et laissent place ร  de petites huรฎtres รฉcarlates qui sรจcheront dans quelques jours
Les genoux ouverts mais le pied ballant
Je me laisse fuser sur un sol glissant
il me faut de nouvelles dรฉchirures sur mon pantalon.

Epilogue:
(plus aucun bras pour me retenir)
(presque plus de dents pour sourire)

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