épaisse pommade
ça pousse et ça s’élève
ça nettoie et ça nourrit
sous un ongle
coincé
ce sourire desséché
sous une paupière
enlacée par ma larme pelée
Un pleur s’épaissi
grandi puis s’affaisse
se coule et se suffit
Alors un autre le rejoint
Une larme épaisse
Un poignet serré
Une morsure humide qui sèche
Mais sous une ombre cachée
une pommade qui passe sa main
gelée
sous ma poitrine enflée
épilogue:
(la peau d’un ventre reste souvent ensoleillée
celle du dos on pourrait y tailler un sac)