Pédiluve
je nâai pas
dâattente nouvelle ni de peur certaines,
juste la larme perpétuelle
sur la vitre filante des pensées
dâĂ©tĂ©
passé
Ă regarder
mon reflet
dans le pédiluve
je me suis oubliée
au bord dâune piscine Ă lâautomne
et pourtant lâĂ©tĂ© nâavait mĂȘme pas encore commencĂ©
les histoires
mĂȘme pas promises
et lâespoir dĂ©jĂ qui sâĂ©teint
ma peur est dâor ma solitude dâacier
jâavale
de travers
ma promesse dâentre-saison,
celle qui changera lâeau en miettes
et mes gencives ouvertes en carton,
đŒđČ*à©â©â§âË âïœĄđŠč Ë đŒ ËïœĄââïœĄ Ë đŒ ËïœĄâđČ*à©â©â§âđČ*à©â©â§âËđČ*à©â©â§âËđŒđČ*à©â©â§ââïœĄ Ë đŒ ËïœĄââïœĄ Ë đČ*à©â©âË âïœĄđŠč ËđŒ ËïœĄâ
(si on mâavait dit quâil nây aurait pas dâĂ©tĂ© cette annĂ©e je me serais construit un automne tout entier Ă ne pas penser, nager une derniĂšre fois sous un arbre la tĂȘte entre les rayons rĂ©frigĂ©rĂ©s.)

