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POEME DE MARGE #4

Pédiluve

je n’ai pas
d’attente nouvelle ni de peur certaines,

juste la larme perpétuelle
sur la vitre filante des pensées
d’étĂ©
passé
Ă  regarder
mon reflet
dans le pédiluve

je me suis oubliée
au bord d’une piscine à l’automne

et pourtant l’étĂ© n’avait mĂȘme pas encore commencĂ©

les histoires
mĂȘme pas promises
et l’espoir dĂ©jĂ  qui s’éteint

ma peur est d’or ma solitude d’acier

j’avale
de travers
ma promesse d’entre-saison,
celle qui changera l’eau en miettes
et mes gencives ouvertes en carton,

đ“‡Œđ“Č*ੈ✩‧₊˚ â‹†ïœĄđ–Šč ˚ đ“‡Œ ËšïœĄâ‹†â‹†ïœĄ ˚ đ“‡Œ ËšïœĄâ‹†đ“Č*ੈ✩‧₊đ“Č*ੈ✩‧₊˚đ“Č*à©ˆâœ©â€§â‚ŠËšđ“‡Œđ“Č*à©ˆâœ©â€§â‚Šâ‹†ïœĄ ˚ đ“‡Œ ËšïœĄâ‹†â‹†ïœĄ ˚ đ“Č*ੈ✩₊˚ â‹†ïœĄđ–Šč Ëšđ“‡Œ ËšïœĄâ‹†

(si on m’avait dit qu’il n’y aurait pas d’étĂ© cette annĂ©e je me serais construit un automne tout entier Ă  ne pas penser, nager une derniĂšre fois sous un arbre la tĂȘte entre les rayons rĂ©frigĂ©rĂ©s.)

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