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POEME DE MARGE #4

Pédiluve

je n’ai pas
d’attente nouvelle ni de peur certaines,

juste la larme perpétuelle
sur la vitre filante des pensées
d’été
passé
à regarder
mon reflet
dans le pédiluve

je me suis oubliée
au bord d’une piscine à l’automne

et pourtant l’été n’avait même pas encore commencé

les histoires
même pas promises
et l’espoir déjà qui s’éteint

ma peur est d’or ma solitude d’acier

j’avale
de travers
ma promesse d’entre-saison,
celle qui changera l’eau en miettes
et mes gencives ouvertes en carton,

𓇼𓏲*ੈ✩‧₊˚ ⋆。𖦹 ˚ 𓇼 ˚。⋆⋆。 ˚ 𓇼 ˚。⋆𓏲*ੈ✩‧₊𓏲*ੈ✩‧₊˚𓏲*ੈ✩‧₊˚𓇼𓏲*ੈ✩‧₊⋆。 ˚ 𓇼 ˚。⋆⋆。 ˚ 𓏲*ੈ✩₊˚ ⋆。𖦹 ˚𓇼 ˚。⋆

(si on m’avait dit qu’il n’y aurait pas d’été cette année je me serais construit un automne tout entier à ne pas penser, nager une dernière fois sous un arbre la tête entre les rayons réfrigérés.)

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