PARDON
(la revenante)
excuse-moi,
je nโai plus les forces
des vives
je nโai plus les veines
qui coulent
et pourtant
je coule sous les ponts
tous les bateaux
de papier
jโai peur que sous les capuches
fument
les histoires
de monstres qui perdurent,
Et qui fument
comme quand tu fumes,
Et ces histoires de monstres qui perdurent
depuis que lโon a coupรฉ la tรชte
sur mon cou
un soir dโhiver
aprรจs lโorage
rendez-moi
allez,
je nโattends que mon retour.
