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POEME DE MARGE #4

Pédiluve

je n’ai pas
d’attente nouvelle ni de peur certaines,

juste la larme perpétuelle
sur la vitre filante des pensées
d’étĂ©
passé
Ă  regarder
mon reflet
dans le pédiluve

je me suis oubliée
au bord d’une piscine à l’automne

et pourtant l’étĂ© n’avait mĂȘme pas encore commencĂ©

les histoires
mĂȘme pas promises
et l’espoir dĂ©jĂ  qui s’éteint

ma peur est d’or ma solitude d’acier

j’avale
de travers
ma promesse d’entre-saison,
celle qui changera l’eau en miettes
et mes gencives ouvertes en carton,

đ“‡Œđ“Č*ੈ✩‧₊˚ â‹†ïœĄđ–Šč ˚ đ“‡Œ ËšïœĄâ‹†â‹†ïœĄ ˚ đ“‡Œ ËšïœĄâ‹†đ“Č*ੈ✩‧₊đ“Č*ੈ✩‧₊˚đ“Č*à©ˆâœ©â€§â‚ŠËšđ“‡Œđ“Č*à©ˆâœ©â€§â‚Šâ‹†ïœĄ ˚ đ“‡Œ ËšïœĄâ‹†â‹†ïœĄ ˚ đ“Č*ੈ✩₊˚ â‹†ïœĄđ–Šč Ëšđ“‡Œ ËšïœĄâ‹†

(si on m’avait dit qu’il n’y aurait pas d’étĂ© cette annĂ©e je me serais construit un automne tout entier Ă  ne pas penser, nager une derniĂšre fois sous un arbre la tĂȘte entre les rayons rĂ©frigĂ©rĂ©s.)

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HORS SERIE!! OYSTER TEA PARTY PT. I

â˜œïœĄâ‹† sleeping inside you ghost

 » alors le monde dormira,
comme on dort dans son fantĂŽme « 

â™ĄïžŽ DEUTSCH & ENGLISH VERSION BELLOW â™ĄïžŽ
RAUSGEGANGEN LINK HIER

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oui,
on aime raconter
des histoires
avec des mots des objets des gestes
dans des maisons
dans des rues
dans nos tĂȘtes
la nuit tard
ou aprĂšs les orages

oui,
j’aime contruire des livres
plier une page aprĂšs l’autre
nourrir une ligne
et choisir soigneusement chaque agrafe

faire en sorte que la couverture soit plus épaisse

alors,
voici comment est née
la toute premiĂšre Oyster Tea Party & Friends, grande soeur d’une sĂ©rie de ce mini-fest.
j’ai voulu m’entourer d’autres artistes pour vivre la poĂ©sie
pour de vrai
et raconter avec diffĂ©rents mots et objets la mĂȘme histoire, sous un mĂȘme titre
« sleeping inside your ghost »
il s’agit d’une nuit de poĂ©sie sonore entourĂ©e de deux jours d’exposition collective.


l’Ă©vĂšnement se dĂ©roulera au
R100 Projektspace
Neue Zukunft
Alt Stralau 68
10245 Berlin

Les 21 & 22 Février 2025

Vendredi: 17h-22h (performances poétiques à 19h)
Samedi: 12h-20h (performances poétique à 18h, Caemilion x ZEEAM à 19h)

â™ĄïžŽavec les oeuvres de:
Nelly Corsten (Installation)
Madeleine Duflot (Scenographie)
Juliette Ganaye (Video)
Maëlle Schlaefli Beaucaire (Art Textil)
Marie Stremme (Danse/Video)
Felix Wagner (Visual/Lights)

â™ĄïžŽ& les performances poĂ©tiques de:
Liv Pastori
Emma Mae Steinke
Marit Thelen

â™ĄïžŽ& un special act de
Caemilion x ZEEAM (Live)

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â™ĄïžŽ A Night of Poetry surrounded by two days of Exhibition â™ĄïžŽ

Oyster Tea Party ist ein poetischen multidisziplinarisches Projekt aus Liebe zur DIY-Kunst. Anstelle eines statischen, gedruckten Fanzines, das wir ebenfalls sehr schĂ€tzen, soll Oyster Tea Party einen dynamischen Ort schaffen, an dem Poesie unmittelbar und gemeinschaftlich erlebt werden kann. Zehn KĂŒnstlerInnen & Autorinnen laden dich ein, deren Geschichten ĂŒber «Sleeping Inside your Ghost » zu erzĂ€hlen – ein Zine, das man nicht nur liest, sondern in Echtzeit erlebt.
Auf französisch, deutsch & englisch.

R100 Projektspace
Neue Zukunft
Alt Stralau 68
10245 Berlin

21. & 22. Februar 2025
Freitag: 17-22 Uhr (PoetryPerformances ab 19Uhr)
Samstag: 12-20Uhr (Poetry ab 18Uhr, Caemilion x ZEEAM um 10Uhr)

Mit den Werken von:
Nelly Corsten (Installation)
Madeleine Duflot (BĂŒhnenbild)
Juliette Ganaye (Video)
Maëlle Schlaefli Beaucaire (Textilkunst)
Marie Stremme (Tanz/Video)
Felix Wagner (Visual/Lights)

â™ĄïžŽUnd Poetry Performances von:
Liv Pastori
Emma Mae Steinke
Marit Thelen

â™ĄïžŽUnd Special Act von:
Caemilion X ZEEAM (Live)

See you there!

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Oyster Tea Party is a project born out of a love for DIY art. Instead of a static, printed fanzine, which we also greatly appreciate, Oyster Tea Party wants to create a dynamic space where poetry can be experienced directly and communally through words and art.

Ten artists & writers invite you to share their stories about « Sleeping Inside Your Ghost » – a zine that you don’t just read, but experience in real-time.
In French, German & English

R100 Projektspace
Neue Zukunft
Alt Stralau 68
10245 Berlin

21st &22nd of February 2025

21.02: 17 – 22 Uhr (Performances from 7pm)
22.02: 12 – 20 Uhr (Performance from 6pm + Caemilion x ZEEAM )

With Works from:
Nelly Corsten (Installation)
Madeleine Duflot (Scenography)
Juliette Ganaye (Video)
Maëlle Schlaefli Beaucaire (Textilart)
Marie Stremme (Dance/Video)
Felix Wagner (Visual/Lights)

And Poetry Performances from:
Liv Pastori
Emma Mae Steinke
Marit Thelen

And a very Special Act from:
Caemilion x ZEEAM (Live)

Hope to see you there,
Love,

â™ĄïžŽMarit & The Oystersâ™ĄïžŽ

© Visual: Nelly Corsten & Morgan Oliveira

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POEME DE MARGE #3

LES MAISONS
(priĂšre Ă  notre dame du sommeil)

J’ai envie d’ĂȘtre nulle part
de creuser une maison
sous mes pieds
plñtrer les murs qui m’accueillent et la lumiùre qui te tamise. 

J’ai envie
de creuser
chaque fenĂȘtre
pour aérer mon mur

Et m’offrir mon retour
la possibilité de dormir,
me donner un coussin,
que j’enclave mon sommeil,
et perle mes nuits entre chaque
coup d’état fantĂŽme.

Toutes ces morsures subites,
qui viennent crever les abysses tranquilles

Je voudrais une maison
De terre ou de tissus
qui puisse tenir le vent
et faire glisser les pluies
pendant que dorment mes fantĂŽmes et dans mon corps 

et dans la nuit 

✩₊˚.⋆☟⋆âș₊✧
 

Epilogue:

Alors le monde dormira
Comme on dort dans son fantĂŽme. 

✩₊˚.⋆☟⋆âș₊✧
 

©2025 Marit Thelen pour Oyster Tea Party

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POEME DE MARGE #2

LA QUESTION
(on est)

Dans
chaque

question

je
glisse
une
autre
question
jusqu’à
ce
qu’explose
la
question
que
tu
me

poses

poses-
la
par
terre




on n’y
répondra
jamais. 

Epilogue:

c’est Ă©trange
comme
mon
ventre
sait
mieux
que
moi
que
je
suis
une

vulnérabilité

un
soir
d’hiver

une
nuit
d’étĂ©
avant
l’orage. 

©2024 Marit Thelen pour Oyster Tea Party

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POEME DE MARGE #1

PARDON
(la revenante)


excuse-moi,


je n’ai plus les forces
des vives
je n’ai plus les veines
qui coulent
et pourtant
je coule sous les ponts
tous les bateaux
de papier 


j’ai peur que sous les capuches
fument
les histoires
de monstres qui perdurent, 

Et qui fument
comme quand tu fumes, 

Et ces histoires de monstres qui perdurent
depuis que l’on a coupĂ© la tĂȘte
sur mon cou
un soir d’hiver
aprùs l’orage

rendez-moi

allez, 

je n’attends que mon retour.

je n’attends que mon retour

©2024 Marit Thelen pour Oyster Tea Party

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WETTERBERICHT #20

Sans titre de décembre

Sous mon anorak de papier
La larme froissée

qui sous sa douceur épiderme
irrite les naufrages.

Les fenĂȘtres sont gelĂ©es
Et sous les parpaings
La pluie ne finit plus de tomber.
Alors les flots coulent
La vie joue
son rĂŽle de grande soeur moderne


L’un dans l’autre
Tant que le linceul ensevelira un corps
quelque peut nu
qui mĂ©riterai seulement d’ĂȘtre vu
Ă  sa guise
Ă  sa mise

DerriÚre une éniÚme ombre soumise

Sous chaque pleur une peau de chagrin
sous chaque lenteur une pire peur du lendemain

Un nuage coule
Une vie accoste

prĂšs d’un rivage amer
La mouette au bec
La larme dans le sac
un embarcadĂšre accuse tous les coups
de minuit des heures passées
à fouler le sol plein des voies lactées
dans un ciel encore trop pĂąle
pour que mes pupilles puissent s’y reposer.

https://theyareguttingabodyofwater.bandcamp.com/track/63-skies
don’t forget to gaze at your shoes

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HORS SERIE D’ETE #4

all this happened, more or less

prologue:
qui est la mouette?

oui,

tout cela est arrivé, plus ou moins,
la pointe d’un cheveux m’a piquĂ© droit lĂ  oĂč je n’avais pas de place ,
je pensais
Tout cela est arrivé, plus ou moins,
sans que je sache
quelle voix se mettra en sourdine.
Tout cela arriva doucement,
plus ou moins ma bouche entre les dents
ta bouche entre mes doigts
mon coeur qui vole en éclat
alors n’importe quel voilier dĂ©jeunera au port ce soir.

La tablette en bois couverte de miettes
qui raconte que
oui
tout cela est arrivé, du moins plus que je ne le pensais.
Chaque coquille froissée en témoigne
chaque Ă©tĂ© qui passe s’Ă©loigne et pourtant
oui je vous assure
la verdure de chaque algue qui constitue ma profonde tristesse n’osera jamais faire taire
mes épaules qui durcissent pour porter la lourdeur de mes songes épaississent

Alors avec le dos de la cuillÚre, je craquÚle toutes les reines brûlées,
jusqu’Ă  rĂ©duire en bout de cendre ma peur de manger


Je suis la mouette qui déjeunera au port ce soir
Comme une tartine seule un peu tard, refroidi sous nos soleils blafards.
Tout cela est arrivĂ©, un peu plus que moins mĂȘme
ça je vous l’assure, plus ou moins.

La sourdine salĂ©e que l’on dĂ©roule sous l’opercule s’autorise Ă  prendre voix
et dans le port là bas les petites mouettes volent en éclat.
Pare-brise assoiffé
Les pieds dans l’eau les mains au sable
je tamise mes derniers pleurs
Alors au milieu du repas je quitte la table
repasse la boucle d’un cheveux sous mes paupiĂšres exquises
et cette
petite
brise me souffle encore tout bas

Tout cela est arrivé, plus ou moins,
Moins plus que tout et pourtant
pour rien au monde je ne pourrai plus voir le moindre moins
s’emparer de ça tout au plus.

Je me relĂšverai, puce, plus la peur de manger
moins qu’un grand plongeon.

Les mouettes volent au plus bas ce soir
Mon coeur est las, va savoir
pourquoi tout cela arrivera sans cesse.
Je cesse les vagues Ă  coup de miettes
et chaque tranche sous mes pieds craquelle qu’aujourd’hui
la marée baisse
mes dents posent leurs dents sur mes genoux Ă  demi nus
mes ongles de velour pĂšlent ma petite peau Ă  vue
et les mouettes cesseront leur vol ce soir.
Non,
peut ĂȘtre que tout cela est arrivĂ© oui
mais c’est les bras au ciel
que je vous expliquerai Ă  jamais
d’oĂč vient cette innocence des soirs d’Ă©tĂ©.

La solitude des songes collés sous mon front
comme la froideur de la crĂšme so dans le creux de mon coude.
Tour cela est arrivĂ©, plus ou moins, c’est la seule chose que mon silence encore trop lourd
ne cesse de me murmurer.


Epilogue:
c’est la fin de l’Ă©tĂ©
ce parfum d’Ă©tĂ© que je chĂ©ris
et je larme déjà la mélancolie
petite pleine et son verger

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HORS SERIE D’ETE #3

Mazzy Star & petits biscuits

Prologue:
J’Ă©cris en vert parce que c’est le seul crayon qu’elle a

tout ce qu’il y a ?
juste une fenĂȘtre
vide de carreaux Ă  combler
une humeur aqueuse Ă  nourrir
une course folle contre les souvenirs gris
qui demain
ne seront plus que de la pluie soluble
aussi soluble qu’un grain de cafĂ©
que tu as oublié de prendre ce matin
pour faire passer la pilule arrive
prĂȘte Ă  me griffer dans le dos.

Mais la douceur de l’Ă©tĂ©
ne va et vient pas sans parler
d’un ocĂ©an d’eau tiĂšde et dĂ©trempĂ© qui me rĂ©chauffe
une fois de plus

un genoux controversé

Alors la vague me porte sous la nuque
Me molusque une fois de plus
pour me projeter contre mon gré.

toute cette guérison
c’est comme un petit biscuit figue et son
coincé entre mon coeur
lĂ  oĂč toi aussi
tu me laisses une marque de douceur , pas de douleur cuite
juste la lĂšvre Ă  roulettes
sur la planche de l’Ă©paule
et les chevilles Ă  nues que tu empoignes,
c’est une vague un Ă©tĂ©
un vide si doux que je ne veux plus combler

petite coquillage
tout petit perle


Quand j’entrouvre nos mains avec l’envie simple
c’est dans un creux que de temps Ă  autre
je me perdrais
Adoucis
Adoucis

La vague soulĂšve le coeur aussi
Un été, une algue, du Mazzy Star et des petits biscuits.
Ca miette sur les rebords chauds du bassin
d’une piscine ou du mien
la main tendue pour la température
le plus petit doigt en jugera.
Il ne fait ni chaud ni froid
un courant de lumiĂšre,
une main qui se sert
d’un nouveau verre d’eau

Et aujourd’hui encore on n’annonce pas de pluie, pas
de pluie du tout
Mais pas une seule goutte
qui viendrait voler
La semence des aprĂšs midis d’Ă©tĂ©
Juste le vent Ă  nouveau
qui envole les boucles sur un bout de peau
quelque part entre nos mondes et sous le parallÚle de nos pensées
une petit pousse prend une vie
une vague simple

c’est l’Ă©tĂ© encore l’Ă©tĂ© toujours
l’Ă©tĂ© et sous sa douceur encore une miette un grain de pluie
Mazzy Star & petits biscuits.





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HORS SERIE D’ETE #2

(please read this with the saddest song about sunshine that you know and try to imagine how your body is floating across the waviest ocean that lives on earth and beyond )

DE LA NUDITE D’UNE TARTINE D’ETE

Comme si Ă  travers la feuille des arbres
l’ombre habitait son visage
Et que sous un sable un peu trop cuit
  son dos craquelait sur un grain sec
  qui lui griffe la colonne
Et ça lui fait l’effet d’une main pinçante
  qui tire la peau
  mais douce aussi, grĂące Ă  sa bouche,
  Abricot

La planitude d’une tranche de pain
   un peu chaude 

Recouverte de miettes
terriblement cĂŽtes Ă  cĂŽtes
engluĂ©es d’une sueur froide
  pĂȘche abricot

C’est l’étĂ©.



Je suis sur un par terre
Une terre,
Un seuil
Un corps qui sépare
embarcadÚre de départ
qui dépouille mes poches que je retourne
    une part de tarte
    et quelques miettes

C’est l’étĂ© 

une paupiĂšre se ferme
un poisson chante
sans que je sache ma peau se délisse
sa main se glisse
sur une petite poche qui contient
le musc le gingembre
   lĂ  entre mes poitrines
   lĂ  oĂč l’étĂ© siffle nos lĂšvres
Les doigts s’effilent 

un peu,   

le temps que le ponton creuse une souche
à l’arbre de notre fuite.

Un bout d’eau froide
tñche ma robe d’une seule larme
la gĂȘne de voir un dĂ©part partagĂ©
  Potager aromatique
  d’une mer cĂ©leste vers cette autre rive cachĂ©e
  La vague est calme, 
pourtant le sable est chaud

Le bruit d’un sol qui grouille s’est tue
pour le moment

Tartines sablées enlacées
une confiture de fleur
qui sépare ses pétales
comme on tirerai la langue d’une tige
timide
jusqu’à ce qu’elle se dĂ©tache
Un habit froissé  contre mon dos
Comme on laisse une chemise en triangle
 sur une chaise
le soir déjà trop tard.

La confiture chaude a coulé
Une petite tùche sur une enveloppe déserte
  d’une lettre sans nom qui ressemble plutît
À un mot laissĂ© sur le ventre rond d’une table en bois
quelque part entre la cuisine et le seau d’au revoir

Le cou se serre
et sa voix part
Le tremblement des corps
ne dĂ©mĂȘlera plus les voiles tissĂ©es qui soufflent seule
Et font voler un cheveux sauge
À l’angle de ce qui nous attend.
LĂ ,
sur un point de ton visage
sur le point mauve
de la confiture encore chaude une petite
brise
calme laisse une empreinte
sur l’encreur de nos bouches 

ce petit bout de texte a Ă©tĂ© lu lors de la LesebĂŒhne du RĂ©seau des Autrices Francophones de Berlin,
le 08 juillet 2022. Il faisait chaud et il pleuvait aussi, un peu des deux.

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HORS SERIE DE PRINTEMPS #1

la sage pousse (poĂšme sensible)

un souffle court
grimpe
du haut du dos
jusqu’en plein coeur

une fleur simple
sans ĂȘtre Ăąpre

juste sereine

qui cueille
un pollen abasourdi
de rĂȘver encore de toi

Epilogue:
ce ne sont ni des pommes ni des citrons qui s’allongent en quinconce
mais bien ma nuque qui s’allonge entre ces bras